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Je suis libre – mode d'emploi

Lorsqu'on cherche à utiliser de manière optimale un téléphone portable le plus rapidement possible, quel est le chemin le plus rapide pour y arriver ?

Le chemin le plus rapide est probablement de lire le mode d'emploi.

Un raisonnement similaire s'applique à nous même: quel est le chemin le plus rapide pour utiliser notre merveilleuse machine de manière optimale ?

Là encore, la bonne réponse est de lire le mode d'emploi. Mais voilà, le mode d'emploi n'est pas livré avec. Le travail que je vous propose est donc de redécouvrir ce mode d'emploi.

Mon expérience de chiropraticien m'a permis d'entrer en contact avec beaucoup de personnes. L'utilisation de la kinésiologie appliquée m'a donné l'occasion d'approcher le fonctionnement de la personne sous un angle différent, puisque cette approche se fait au travers du testing musculaire. Cette approche m'a permis de comprendre que le corps fonctionne de manière similaire à un ordinateur sous certains aspects, or en informatique, lors de la programmation, il est essentiel de ne pas faire de sauts: le fait d'oublier ne serait-ce qu'une seule virgule dans l'écriture du programme ferait apparaitre à l'écran le message "Erreur" et bloquerait l'exécution du programme.

Ne pas faire de sauts: comment comprendre et appliquer ce concept à notre vie de tous les jours ?

J'ai eu l'occasion d'entendre une histoire qui illustrait assez bien ce propos:

C'est l'histoire d'un chercheur qui à apprivoisé une mouche et lui a appris à reconnaitre quelque ordres, notamment, lorsque le chercheur demande à la mouche de voler, elle s'envole. Pour les besoins de son expérience, il lui arrache une aile et lui  demande de voler. Elle s'exécute. Il lui arrache ensuite la deuxième aile et lui demande de nouveau de voler, sans succès. Dans son rapport, le chercheur écrit: Lorsqu'on arrache les deux ailes à une mouche, elle devient sourde.

L'acquisition de nos connaissances se fait sur la base d'observations. Il est impératif de ne pas tirer de conclusions hâtives qui pourraient mener a une interprétation erronée d'une situation, comme celle du chercheur… quoique comment savoir si la mouche n'est pas réellement devenue sourde par la même occasion ?

Cette question nous mène à l'observation que nous ne détenons pas la vérité: dans le cas présent nous ne pouvons pas savoir si l'audition de la mouche est lié à la présence des ailes ou non.

Ne détenant pas la vérité, nous pouvons néanmoins nous en approcher. Les perceptions les plus proches de la vérité sont l'évidence et la cohérence.

L'évidence et la cohérence vont être notre "fil rouge" pour la compréhension de notre propre fonctionnement et ce sera possible à condition de ne pas faire de sauts.

Il faut donc commencer au début et pour nous, au début, il y a la vie. Comment définir la vie ? Quelle est la différence physique entre une personne vivante et une personne morte ? Chez une personne morte, ses fonctions se sont arrêtées, plus rien ne bouge.

La vie, c'est donc le mouvement.

Quel est son but? Y en a-t-il un? Que faisons-nous sur cette planète? La vie a-t-elle un sens?

Comme précédemment, nous ne détenons pas la vérité. Nos critères seront donc la cohérence et l'évidence.

Dès que le mouvement est observé, il est possible de définir ce mouvement comme étant le composant d'un échange.

Par exemple, au niveau du poumon, un globule rouge libère une molécule de CO2 qui sera remplacée par une molécule d'O2. Dans ce cas, si l'observateur était la molécule d'O2 ou de CO2, il constaterait qu'il est entrain de bouger. Il observerait donc uniquement le mouvement.

Un observateur extérieur verrait à la fois le mouvement de l'O2 et du CO2, il pourrait donc percevoir l'échange.

Il faut donc l'existence de deux entités ou éléments pour qu'il puisse y avoir échange.

Quelles sont donc ces deux entités en nous qui nous permettent d'échanger, qui permettent le mouvement, donc la vie?

Il y a différentes manières de les nommer: on pourrait les appeler le corps et l'esprit mais, dans le cas présent, appelons les "Le conscient et l'inconscient".

En résumé, il faut qu'il y ait échange entre le conscient et l'inconscient et présence de deux entités distinctes pour que nous puissions être en vie.

Pour des raisons pratiques, nous définissons ici que "Je" est le conscient et que l'inconscient est représenté par "l'autre".

La vie étant l'échange, quels sont les deux mouvements impliqués et nécessaire à l'échange?

  1. Le mouvement concentrique; recevoir.
    Le mouvement qui vient de l'extérieur et qui va vers soi, réceptif, qui se fait par la voie de la perception.
  2. Le mouvement excentrique; donner.
    Le mouvement qui part de soi et qui va vers l'extérieur, qui se fait au travers d'une action. Une émission qui peut prendre la forme de la parole.

La présence du mouvement concentrique et excentrique combinés forment l'échange. Dans le cas présent, il y a échange d'information.

Par quels canaux de perception, ou comment pouvons-nous percevoir les informations venant de notre inconscient?

Par la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, le gout et l'audition, donc au travers de nos sens. Tous nos canaux véhiculent des informations dont il nous est possible d'en percevoir un ressenti.

De quelles manières pouvons-nous transmettre des informations à notre inconscient? Plusieurs voies sont possibles. Là encore, pour des raisons de simplifications, nous retiendrons la parole.

Quelle est la condition nécessaire pour que l'inconscient puisse comprendre le message que nous voulons lui faire parvenir? Ou, quelle est la condition pour que quelqu'un d'autre puisse comprendre ce que nous voulons lui dire?

La réponse n'est pas: "il doit être à l'écoute!" La réponse ne se trouve pas par rapport à l'autre, mais par rapport à soi. Il n'est pas non plus suffisant d'être clair ou structuré.

Que pourrait comprendre un chinois à qui l'on parlerait en français? Rien.

 Afin de pouvoir être compris, il faut donc parler la langue de celui à qui l'on s'adresse.

Dans notre cas: quelle est la langue que comprend l'inconscient?

La réponse est venue de la pratique de la kinésiologie appliquée, donc du testing musculaire.

Lorsqu'on teste un muscle, il y a deux possibilités: 

  1. la personne arrive à résister à la surpression du thérapeute, le muscle est alors défini comme "Fort". 
  2. le muscle cède à la surpression du thérapeute, il est alors défini comme "Faible".

Il s'agit d'un langage similaire au langage informatique: 1 ou 0: soit il résiste, soit il ne résiste pas.

Il s'agit du langage binaire: c'est: "Oui" ou "Pas oui". Il n'y a que deux possibilités: c'est ou ce n'est pas.

Mais voilà, comment faire pour parler en langage binaire?

Pour trouver la réponse, il faut chercher ce qui n'existe pas dans un langage binaire, or ce qui n'existe pas dans le langage binaire, c'est le doute.

Un langage dans lequel le doute n'existe pas s'appelle "L'évidence".

Lorsqu'il y a évidence, il y a absence de doute.

En résumé, nous sommes en vie grâce à l'échange, qui est composé de deux mouvements. Les canaux permettant ces échanges sont: 

  1. Le canal de la perception sous forme de ressenti  pour recevoir des informations de l'inconscient et
  2. Le langage de l'évidence pour donner des informations à l'inconscient.

Afin que nous (le conscient) puissions utiliser l'information venue de l'autre (l'inconscient) il est nécessaire de la nommer.

Mettre un mot sur un ressenti ou le nommer permet de traduire l'information venue du langage inconscient dans un langage compréhensible par le conscient. Nommer le ressenti est une manière de la formater au cerveau conscient, de manière à ce que celui-ci puisse l'utiliser.

Une fois le ressenti nommé, il peut être analysé par le conscient jusqu'à arriver à l'évidence et la cohérence ou non de ce ressenti.

Arrivé au stade de l'évidence, le résultat de cette analyse sera immédiatement capté par l'inconscient (puisqu'il comprend ce langage) et intégré à la base de données de l'inconscient. Cette opération peut donc modifier la base de données de l'inconscient. Si la base de données de l'inconscient est différente, l'information perçue par le conscient (au travers du ressenti) sera donc différente pour un événement similaire car l'inconscient percevra l'événement avec des critères différents.

Les changements consécutifs aux échanges vont constituer les expériences de notre vie. Maîtriser les échanges, c'est maîtriser les changements, donc maîtriser l'évolution de notre vie.

Il apparaît ici, que l'évolution de notre vie, donc ce que nous vivons, sont les conséquences des échanges entre le conscient et l'inconscient, et non le fruit du hasard.

Cette affirmation peut paraître étonnante: nous pourrions en effet facilement rétorquer que nous ne maîtrisons pas les événements extérieurs.

Analysons plus précisément l'événement extérieur:

Considérant par exemple dix personnes observant un même tableau. Auront-elles toutes le même ressenti en le regardant?

Certainement pas, il est même probable que chacune d'entre elles ait un ressenti différent. Il s'agit pourtant du même tableau pour tout le monde.

On peut donc conclure que ce n'est pas l'événement extérieur qui détermine le ressenti, mais le positionnement de chaque personne par rapport au tableau.

Le ressenti est le canal par lequel nous captons les informations "émises" par notre inconscient.

Comment l'inconscient fabrique-t-il le ressenti?

Là encore, le modèle informatique nous donne un schéma de fonctionnement similaire au cerveau: Le cerveau fonctionne avec un modèle associatif.

Si nous nous étions fait mordre par un chien il y a quelques années et que nous nous retrouvions nez à nez avec ce même type de chien au coin d'une rue, le cerveau fera une recherche rapide dans la mémoire (tel un moteur de recherche sur internet), et l'inconscient nous fera revivre le ressenti de l'événement antérieur. 

Si au contraire, par le passé, nous avions rencontré un chien sympathique et que nous en retrouvions un similaire au coin d'une rue, notre inconscient nous remémorerait ce passé-là.

Notre positionnement face aux événements extérieurs est donc déterminé par des mémoires accumulées dans notre inconscient.

L'inconscient au sens large du terme englobe non seulement la mémoire de  nos expériences vécues, mais également la mémoire des expériences vécues par nos ancêtres, qui sont transmises à notre corps à la naissance sous forme de mémoire cellulaire, ainsi que l'information contenue dans l'ADN de nos ancêtres utilisé pour fabriquer notre corps.

De manière simplifiée, l'inconscient correspond à l'information contenue sur le disque dur d'un ordinateur, encore appelée la mémoire "morte", alors que le conscient  correspond à la mémoire dite "vive".

Lorsque nous vivons un événement, une recherche se fait immédiatement sur notre disque dur, dans notre inconscient, et celui-ci nous nous envoie une information que nous recevons sous forme de ressenti, pour autant que nous soyons à l'écoute.

En résumé:

L'information en provenance de l'inconscient, captée par le conscient sous forme de ressenti, est analysée par le conscient, puis renvoyée à l'inconscient qui l'intègre à sa base de données, ce qui lui permet de nous renvoyer des informations différentes par rapport à une situation similaire.

Ce schéma de fonctionnement constitue notre manière d'évoluer, de progresser, de s'adapter.

Paradoxalement, l'erreur est un moteur très puissant pour évoluer.

L'exemple suivant illustre bien ce fonctionnement:

Imaginons que nous soyons perdus dans un labyrinthe où l'obscurité règne. Il nous faudra progresser à tâtons pour pouvoir finalement trouver la sortie.

Eh bien, à chaque contact que nous avons fait avec le mur, nous avons fait une erreur, nous nous sommes trompés de direction.

Cette erreur constitue en fait une information nécessaire pour pouvoir modifier notre direction afin de trouver la sortie.

Dorénavant rappelons-nous qu'à chaque fois que nous faisons une "Erreur", c'est une opportunité pour apprendre quelque chose. En réalité, "L'erreur" est une nécessité pour évoluer, non un problème.

Voilà, maintenant que nous avons eu un aperçu du fonctionnement du cerveau, je vous propose de passer à l'application pratique, à la reprogrammation proprement dite, afin de contribuer à notre évolution en augmentant notre niveau de conscience.

Pour ce faire, nous allons examiner la question: "Êtes-vous libre?"

Généralement, à ce moment là, la première question en retours est: "Libre dans quel sens?"

Il s'agit ici de "Libre" dans tous les sens du terme.

La réponse de la grande majorité des personnes à cette question est: "Non".

Quelle que soit votre réponse, souvenez-vous que la définition de la vie est: L'échange, qui lui-même est composé de deux mouvements: Recevoir et donner.

Cette réponse n'affectera votre inconscient que dans la mesure où il a la possibilité de la comprendre.

Pour ce faire, nous avons vu qu'il faut parler la langue de l'inconscient qui est le binaire. Dit autrement, il faut pouvoir voir l'évidence de la réponse apportée, ce qui revient à dire qu'il faut pouvoir démontrer l'exactitude de la réponse donnée.

Ainsi donc, quelle que soit votre réponse, prouvez-le! Et s'il vous plaît de manière évidente, et ce, autant pour ceux qui ont répondu "Oui" que pour ceux qui ont répondu "Non", tout en souhaitant le devenir.

Voir l'évidence de la réponse à "Êtes-vous libre?" revient à répondre à une seule question, qui est: 

"Qui est-ce qui vous oblige à vivre?"

On pourrait également se poser la question comme suit:

"Est-ce que vous pourriez imaginer quelqu'un qui puisse vous obliger à vivre?"

Dans cette optique, on peut constater que chaque personne est libre de se suicider si elle le désire vraiment.

La question ici n'est pas de se suicider ou non, mais d'arriver à l'évidence que la possibilité de se suicider existe.

Suite à ces réflexions, je pense qu'il est cohérent de répondre à la question posée plus haut, "Êtes-vous libre?", par:

"Personne ne m'oblige à vivre". Il est donc possible de reformuler cette affirmation par:

"Je suis libre de vivre ou pas".

Il est en outre très important de pouvoir ressentir l'évidence et la cohérence de cette affirmation.

A ce moment là, cette affirmation sera automatiquement intégrée par l'inconscient et vous fera vivre les événements avec un positionnement "Je suis libre", alors que jusqu'à présent vous regardiez les événements de votre vie avec un positionnement "Je suis esclave".

Ce nouveau positionnement générera de nouveaux ressentis et changera donc le cours de votre vie. Cela ne dépend pas du hasard.

Dès maintenant, vous êtes simplement programmés de la sorte.

Prouvez à votre inconscient (ou à toute autre personne) que vous êtes libre:

pour ce faire, affirmez: "Je suis libre de vivre ou pas" tout en ressentant la cohérence et l'évidence de cette affirmation.

Fondamentalement, cela revient à voir l'évidence qu'en toute situation vous avez le choix, que la vie elle-même n'est pas une obligation.

L'obligation, en fait, n'existe pas.

Être libre ne veut pas dire: ne pas souffrir, la souffrance étant une des possibilités de choix de la vie.

Être libre est synonyme "D'avoir le choix".

Avoir le choix ne veut pas dire "Je fais ce que je veux":

On ne peut pas traverser la terre, défier les lois de la pesanteur, même si on le veut.

Être libre veut dire: avoir le choix, dans la limite du possible. Nous ne sommes probablement pas très au clair sur l'envergure du possible.

Notre perception des limites du possible changera au fur et à mesure de l'élévation de notre conscience, et changera les choix futurs que nous aurons à faire, ainsi que le cours de notre vie!

Pouvoir affirmer en conscience: "Je suis libre de vivre ou pas", c'est accéder à un niveau de conscience supérieur, c'est atteindre un autre plan de conscience.

A l'affirmation: "Je suis libre de vivre ou pas", existe un corollaire, c'est-à-dire une autre affirmation qui devient alors automatiquement vraie.

Si vous avez la conscience d'être libre, il vous sera alors évident que les autres personnes sont également libres, puisqu'elles peuvent affirmer de la même manière qu'elles sont libres de vivre ou pas. Ce corollaire est vrai en toutes situations, que ces personnes en soient conscientes ou non.

Lorsque vous voyez l'évidence que les autres sont libres dans leur choix, incluant celui d'être esclave, vous ne pourrez plus leur en vouloir.

Cette réalité changera radicalement votre manière de percevoir les situations. Cela revient à changer de positionnement pour regarder le tableau, cela revient à le ressentir différemment.

Marquez un temps de pose pour réaliser que, pour la première fois de votre vie, vous êtes conscient d'être libre, indépendamment de la situation qui se présente à vous. Votre conscience à déjà évolué.

"Quel est le problème quand on est libre?"

Fréquemment la réponse à cette question est: "Aucun, puisque je suis libre!"

Nous avons vu précédemment: "Être libre" est synonyme "D'avoir le choix".

"Quel est donc le problème lorsque nous avons le choix?"

Eh bien, le problème à ce moment là, c'est de faire le bon choix, d'où la question: "Comment puis-je faire le bon choix?...indépendamment de la situation"!

Ps: Fondamentalement, le bien et le mal n'existent pas, car la définition même de la vie est le mouvement, l'échange, le changement. La notion de "Bon" ou de "Bien" s'appliquent donc à un événement qui convient, qui correspond à notre désir. Par opposition la notion de "mal" s'applique à une situation ne convenant pas.

Pour répondre à la question "Comment puis-je faire le bon choix?", il est utile de nous rappeler que le cerveau n'est pas capable de faire la différence entre le réel et le virtuel, le physique et le non physique, le matériel et l'immatériel.

Une analyse du cerveau au scanner montre en effet que les zones de cerveau qui s'activent lorsque nous vivons des événements sont exactement les mêmes que lorsque nous nous en souvenons, dans un rêve ou en état de transe.

Nos émotions ne nous permettent pas de faire la différence entre la réalité et la fiction.

La démonstration évidente est faite lorsqu'on réalise que l'on peut éprouver toute une gamme d'émotions en regardant un film alors qu'il n'y a rien de réel.

Le monde émotionnel n'étant pas très palpable, nous allons utiliser une transposition du monde émotionnel dans le monde matériel afin de mieux comprendre comment fonctionne le monde émotionnel.

La situation est donc la suivante:

Imaginons que vous vous trouviez perdu quelque part dans une ville que vous ne connaissez pas. Vous voulez vous rendre à une adresse que vous avez notée sur un bout de papier et qui se trouve dans votre poche. Vous avez le plan de la ville sur vous.

Comment procédez-vous pour vous rendre à cette adresse?

Là encore, dans la pratique, beaucoup de réponses différentes, des plus variées sont proposées.

La méthode est la suivante:

  1. Recherchez autour de vous, dans cette ville inconnue, un nom de rue et son numéro ou deux noms de rues à une intersection, vous permettant de définir un lieu.
  2. Reportez ce lieu sur la carte, ainsi que l'adresse inscrite sur le billet.
  3. En regardant la carte, vous choisissez l'itinéraire pour vous rendre à l'adresse inscrite sur le billet.
  4. Marchez en vous conformant aux informations que vous avez obtenues en consultant la carte, jusqu'à arriver à l'adresse voulue.

Pour la bonne compréhension de la suite du texte nous définissons comme suit:

"Le nom de la rue" définit l'endroit où nous nous situons.

"L'adresse" définit le lieu où nous voulons nous rendre, le but.

"La carte" désigne l'outil permettant de choisir l'itinéraire.

Examinons cette séquence:

"Quelle est l'utilité de connaître le nom de la rue?"

"Le nom de la rue vous permet de savoir où vous êtes dans la ville, de savoir où vous vous trouvez."

"Quelle est l'utilité de l'adresse?"

"Elle représente votre but, là où vous voulez vous rendre."

"A quoi sert la carte?"

Dans la pratique, une grande majorité de personnes me répond: "Elle m'indique le chemin", ce qui est faux. En effet, la carte n'a pas de mains pour indiquer quoi que ce soit.

La carte est une représentation miniature de la ville, c'est un bout de papier avec un dessin dessus, c'est tout.

Le fait de consulter la carte après y avoir reporté le nom de la rue (où vous êtes) et l'adresse où vous voulez vous rendre, vous permet de définir le chemin à suivre pour arriver à l'adresse.

La carte est donc l'outil qui vous permet de faire le bon choix, c'est un outil de référence.

Le principe de fonctionnement de la ville étant similaire a celui du monde émotionnel, voyons a quoi correspond le transposé.

"A quoi correspond le nom de la rue dans le monde émotionnel?"

"Il correspond à "Où je me trouve" dans le monde émotionnel, c'est-à-dire "Qu'est-ce que je ressens"?"

Ps: A cette question, beaucoup de personnes me répondent: "À l'émotion", ce qui est inexact.

"Quelle est la différence entre une émotion et un ressenti?"

"Le ressenti est la cause de l'émotion ou, inversement, l'émotion est la conséquence du ressenti."

Par exemple:

Une personne se retrouve exclue d'un groupe. Il se peut qu'elle se fâche en apprenant la nouvelle, ou alors qu'elle soit triste, qu'elle déprime, qu'elle soit anxieuse, qu'elle ait peur ou alors qu'elle soit joyeuse.

Ce sont des réactions émotionnelles qui ont pour cause des ressentis qui pourraient être, par exemple:

La tristesse comme conséquence à la non réalisation d'une attente, 

  • la déprime comme conséquence à un ressenti d'abandon,
  • la colère comme conséquence d'un ressenti de trahison,
  • l'anxiété ou autres peur comme conséquence à un ressenti d'insécurité,
  • la joie comme conséquence à un ressenti de délivrance.

L'émotion inclut au minimum un des composants physiologiques observables: larmes, yeux dilatés, tension musculaire, etc, qu'il n'y a pas dans le ressenti.

"A quoi correspond l'adresse?"

"L'adresse correspond au lieu où je veux me rendre, c'est-a dire au but de ma vie."

"A quoi correspond la carte dans le monde émotionnel?"

Pour trouver la réponse, il faut se souvenir de sa fonction: "C'est l'outil qui permet de faire le bon choix."

La carte contient les informations nécessaires pour faire le bon choix. En ce sens, la carte correspond aux valeurs, à vos propres valeurs.

En résumé:

 

 Ville

 Monde émotionnel

 Où suis-je?

 Nom de la rue

 Ressenti

 Où vais-je?

 Adresse

 But de la vie

 Comment y aller?

 Carte

 Valeurs

Afin de pouvoir vous déplacer de manière cohérente dans la ville, les trois éléments nécessaires sont: le nom de la rue, l'adresse et la carte.

De la même manière, pour pouvoir évoluer de manière cohérente dans le monde émotionnel, il est absolument nécessaire de pouvoir mettre un mot sur le ressenti. Nommer le ressenti est indispensable pour permettre au conscient d'avoir accès à une information de l'inconscient.

Dans le cas contraire, c'est comme si vous arriviez devant un panneau indicateur d'un nom de rue, mais que vous n'arriviez pas à lire ce qui est écrit sur le panneau. Vous ne pourriez pas le reporter sur la carte, donc pas faire le bon choix quand au chemin à suivre.

Vous devez également connaître l'adresse, c'est-à-dire le but de votre vie.

"Quelle est la chose que vous voulez le plus dans votre vie?"

Une seule réponse est possible sinon, avec deux adresses dans la poche, vous ne pourriez jamais vous décider sur le chemin à suivre, ce serait à nouveau le porte ouverte sur le doute.

Vous devez donc pouvoir nommer le but de votre vie!

Il est ensuite indispensable d'avoir une carte. Bien évidemment, ce doit être la carte de la bonne ville. Il ne sert à rien d'avoir la carte de Paris en poche et d'être perdu à Rome.

Cela veut dire que la définition des valeurs que vous avez doivent correspondre à vos valeurs et non à celles des autres.

Cela semble être une évidence, mais à y regarder de plus près, c'est une toute autre histoire.

Les valeurs ainsi que la carte constituent donc des outils de référence.

Une référence est un élément connu qui est utilisé comme étalon, ce qui permet de définir un autre élément par rapport l'élément étalon, ou de le comparer à lui.

Par exemple, la sensation de chaud ou de froid existe parce que nous avons comme valeur étalon/de référence la température de notre corps.

Nous-mêmes, grossièrement décris, sommes composés d'un conscient et d'un inconscient formant un tout.

Notre valeur étalon est donc notre conscience, car elle constitue notre référence.

Nous avions défini précédemment qu'il y a vie dès qu'il y a échange. C'est pourquoi nous pouvons nous définir comme la partie consciente de la conscience, en interaction avec la partie inconsciente de la conscience, que l'on pourrait sommairement désigner par notre corps.

Peu de personnes se souviennent de leur naissance et encore moins se souviennent de leur vie fœtale.

Les nouveaux nés ne sont pas conscients d'exister en tant qu'entité différentiée de leur mère.

Cette conscience va apparaître petit à petit, bien après la formation du corps du bébé, corps que nous venons d'associer à la partie inconsciente de la conscience.

Ainsi, les vibrations, qui sont également des informations venant des parents, grands parents ou encore arrière grands parents sont transmises au corps du nouveau né, à chacune de ses cellules. Elles constitueront les mémoires de notre corps.

L'ensemble de l'information transmise ainsi au corps du nouveau né va constituer l'information de référence (ou étalon) de l'inconscient de ce nouveau né.

Les principes avec lesquels fonctionnent les ancêtres vont automatiquement être repris par l'enfant.

Ce que l'enfant croit être son principe peut en fait être un principe ou une valeur développée par un des ancêtres. De plus, lors de l'enfance, les parents et  les personnes en contact avec l'enfant vont le bombarder de principes, quand à  la signification de certaines situations ou comportements à adopter.

Par exemple:

- Les adultes savent mieux.

- Ce que tu fais est bien / pas bien.

- Être égoïste, c'est mauvais.

- La réussite de la vie dépend de tes notes à l'école.

- Etc…

Ces ancrages vont constituer autant de croyances qui, si elles sont perçues comme étant des évidences, vont faire partie des valeurs de référence de la personne une fois adulte.

On voit donc que dans la grande majorité des cas, penser que l'on fonctionne avec ses propres valeurs est une illusion.

Beaucoup de personnes ont la carte de Paris dans la poche et se demandent pourquoi ils n'arrivent pas à trouver leur chemin à Rome.

D'autres personnes ont effectivement la carte de la bonne ville en poche, mais l'édition d'il y a 10 ou 20 ans. Entre temps, la ville s'est modifiée, ce qui peut rendre l'adresse difficile voir impossible à trouver.

Le plus grand travail à faire constitue donc à fabriquer notre propre carte, c'est-à-dire définir notre propre système de repères, nos propres valeurs.

La définition de ces valeurs se fait avec l'aide de notre conscient.

Les valeurs doivent être définies de manière évidente pour qu'elles puissent être intégrées par l'inconscient.

En modifiant les informations contenues dans l'inconscient, nous modifions donc les informations que l'inconscient nous transmet lorsque nous vivons une situation, ce qui à son tour modifiera le ressenti que nous percevrons lors de cette situation.

Lorsque nous voyons l'évidence et la cohérence de la définition d'une valeur, celle-ci sera nôtre.

Nous serons alors prêts à nous diriger de manière efficace dans notre monde émotionnel, pour pouvoir arriver à l'adresse voulue.

A ce moment là, chacun de nos choix sera "le bon" en fonction de notre degré de conscience, puisqu'on verra l'évidence et la cohérence de chaque choix.

La vie, comme nous l'avons vu, est le mouvement, le changement, comme décrit par la philosophie du Yi King.

Au cours de notre existence, notre carte va se modifier, changer, évoluer.

Lorsqu'on se retrouve à devoir faire un choix dans une situation similaire à une situation antérieure, le choix pourra être différent, voire diamétralement opposé à notre choix précédent et pourtant, dans les deux cas, nous aurons fait le bon choix. Considérant que nos critères de choix sont nos valeurs reflétant au mieux notre conscience présente.

Ps: le sens ici de "Devoir" correspond à: "Nécessité de choix par rapport à une situation" et non à une situation d'obligation par rapport à la vie.

Notre travail le plus difficile consistera donc à nous fabriquer une carte, soit une liste de valeurs et de la garder constamment à jour.

Chaque valeur doit évidemment être définie dans un langage compréhensible par l'inconscient, donc être définie de manière évidente et cohérente.

"Mais qu'est donc qu'une valeur?"

"Une valeur est un principe important pour soi."

Un principe constitue une force fondamentale engendrant un mouvement spécifique.

Pour exemple, en physique, il existe 4 forces fondamentales:

- Gravitation.

- Electromagnétisme.

- Interaction forte.

- Interaction faible.

Il s'agit là de forces déterminant la manière de bouger de la matière et des ondes.

Exemple:

Si l'on tient une pierre dans la main et qu'on la lâche, elle va tomber parterre. On pourrait alors prétendre qu'il s'agit d'une conséquence logique de la force de gravité, et l'on pourrait l'expliquer par toute une série d'équations permettant de la prouver scientifiquement.

Même sans avoir de connaissances en physique, l'évidence du mouvement de la pierre lâchée apparaît avec la répétition de l'expérience et la constance de son résultat, ce qui permet également d'en voir la cohérence.

Formulé autrement, le principe de la gravité va déterminer le mouvement de la pierre une fois lâchée. Si ce mouvement est important pour vous, alors le principe de gravité aura force de valeur pour vous.

Une valeur est donc un principe qui s'applique en permanence et pour chaque situation, tout comme la gravité. Une valeur ne s'applique pas seulement de temps en temps, quand " Ça arrange".

Chaque carte est personnelle, puisqu'elle est la conséquence de l'évolution personnelle de chacun et de chacune.

Quelques réflexions sur les valeurs:

Prenez le temps et essayez de définir vous-mêmes les valeurs suivantes avant de découvrir les définitions proposées.

Respect.

La définition du respect la plus fréquemment entendue est: le respect des autres.

Ps: chaque fois que "Les autres" apparaît, la définition est incorrecte puisque la définition s'applique à tout le monde, comme la gravité, et donc pas seulement aux autres.

Les personnes qui incluent "Les autres" dans leur définition s'excluent eux-mêmes de leur propre définition puisqu'elle s'applique uniquement aux autres.

Les personnes proposant "Le respect des autres" comme définition du respect implique qu'elles se laisseront impunément violenter par un partenaire…puisqu'elles respectent la manière de fonctionner de l'autre.

Lorsque vous n'avez pas d'idées pour la définition de vos valeurs, choisissez un exemple et  utilisez le pour en construire la définition, soit pour le respect:

Si vous fixez un rendez-vous avec une personne et que vous ne vous y rendez pas, pouvez vous alors parler de respect? Certainement pas.

La définition du respect se trouve donc dans l'application de ce que vous avez défini, d'où la définition:

Respect: application des mes valeurs.

Votre carte ne se construira par du jour au lendemain, mais dans l'esprit même de la définition de la vie: dans le mouvement, dans l'échange.

Vous façonnerez cette carte tout au long de votre vie, de chemins en chemins, d'expériences en expériences, de prises de consciences en prise de consciences.

Lorsque vous aurez nommé un ressenti indésirable, un mal être, vous le confronterez à votre carte. Deux possibilités se présenteront alors à vous:

le ressenti est en accord avec une des valeurs de votre carte:

Retravaillez l'évidence de la définition de la valeur, car il persiste un petit doute, raison de la présence de ce ressenti.

Le ressenti ne correspond pas à l'une des valeurs de votre carte:

Ce n'est pas le vôtre, il vous a été transmis et il ne vous convient pas. Voyez l'évidence de la raison pour laquelle il ne vous convient pas, afin de pouvoir transmettre ce message évident à l'inconscient, de manière à ce qu'il ne vous envoie plus ce ressenti là.

Autre possibilité:

Le ressenti vous convient mais vous ne trouvez pas la valeur correspondante dans votre carte des valeurs; ajoutez là! Complétez votre carte.

Voilà, félicitations, vous avez intégré la méthode…

…et maintenant pratiquez encore et encore.

Je vous promets un bel avenir.

Jörg Fischer

 

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